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Historique & Mission |
( Immeuble abritant nos bureaux )
L’HISTOIRE
du syndicalisme dans le secteur du commerce
C’est
en Europe, au 18ième siècle, que l’on retrouve une forme
de syndicalisme concernant le commerce. Aux
États-Unis, c’est vers la fin du 19ième siècle, plus précisément
en 1888 qu’on assiste à la naissance de l’Union des employés de
commerce, alors appelée «Retail Clerks National Protective Union».
En 1891, à la première convention du syndicat nouvellement créé,
le principe de «salaire égal à travail égal» est l’un des
principaux points de discussion. Ce
n’est donc pas d’hier que les femmes revendiquent la reconnaissance
de leur travail dans les unités de travail. De
1897 à 1900, l’on assiste à une croissance rapide de
l’organisation. De 3 000
membres qu’elle regroupait en 1897, l’Union des employés de
commerce en représente 20 000 en 1900 et plus de 50 000 en 1904.
Lors de la récession de 1929 et du début des années 1930, le
syndicat perd beaucoup de membres.
Le secteur du commerce est toujours marqué par des difficultés
en période de récession. Au
Canada, c’est en 1938 que fut créé le premier local de l’Union des
employés de commerce : c’est le local 832 et il couvre tout le
Manitoba. Il
faudra attendre en 1944, par la création du local 486 - Retail Food
Employees Union - pour que soit posé le premier jalon pour la
syndicalisation des travailleuses et des travailleurs du commerce au Québec.
Le local 486 de cette époque représentait les travailleuses et
les travailleurs de la compagnie Dominion (qui s’appelait Thrift à
l’époque). Au
milieu des années 1960 deux nouveaux locaux furent créés.
Le 486R, qui représentait les magasins Steinberg et le 486W pour
les entrepôts de cette même compagnie. En
1968, lors d’une assemblée générale assez particulière, les locaux
486R (magasins) et 486W(entrepôts) fusionnent et rejoignent les
travailleuses et les travailleurs de Dominion (local 486).
À cette même assemblée, ce nouveau local 486 devient le local
500 de l’Union des employés de commerce.
C’est donc plus de 15 000 travailleuses et travailleurs du
Commerce à travers le Québec qui sont représentés par ce nouveau
local. En
1974, l’on assiste à une modification en profondeur des structures du
local 500. Ce dernier se
divise pour former cinq sections locales : 500 ; 501 ; 502 ; 503 ;
486. Les sections locales
500 (supermarchés), 501 (entrepôts) et 502 (marchandise sèche) représentaient
des travailleuses et des travailleurs de la région de Montréal.
La section locale 503 regroupait tous les secteurs dans la région
de Québec et le 486 pour l’Outaouais.
Quelques années plus tard, était créé le local 504 qui
couvrait les différents secteurs pour la région de Sherbrooke. (Source : dépliant
du Conseil provincial de l’Union des employés de commerce). Le
local 501 de l’Union des employés de commerce
La
section locale 501 a donc été créée en 1974.
À l’époque, elle regroupait quelques milliers de membres
provenant principalement des entrepôts : Dominion ; Steinberg ;
IGA ; Métro. Au cours des années, de nombreuses campagnes de syndicalisation ont permis d’augmenter considérablement le nombre de membres et d’étendre le champs d’action de la section locale à d’autres secteurs. Pour en connaître toute l’étendue, consultez la section « Nos membres » du site Le
secteur des brasseries En
1986, le Syndicat des brasseries fusionne avec les TUAC
et devient le local 301 W. La
nouvelle section locale représente les travailleuses et les
travailleurs des brasseries (fabrication, distribution, employées et
employés de bureau ; employées et employés de laboratoire ;
représentants des ventes, etc.) ; des secteurs de la distribution,
de la fabrication et des coopératives agricoles. Fusion
des sections locales 301 et 501 Depuis
juin 2001, les sections locales 301 et 501 fusionnent et forment la
section locale 501 des TUAC actuelle.
En se regroupant, les deux sections locales ont renforcé leur
rapport de force pour l’amélioration des conditions de travail de
milliers de travailleuses et de travailleurs. La
section locale 501 des TUAC représentent maintenant plus de 11 000
travailleuses et travailleurs répartis dans 235 unités différentes.
Sa juridiction s’étend d’un bout à l’autre du Québec. Pour
mieux servir ses membres, la section locale possède deux bureaux :
un à Montréal et un autre en Abitibi. D’où
vient le nom TUAC : Travailleurs et travailleuses unis de
l’alimentation et du commerce ? En
1979, l’Union des employés de commerce et le syndicat des
Travailleurs canadiens de l’alimentation et d’autres industries
fusionnent pour former le plus grand syndicat de l’alimentation et du
commerce, les Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce ( en
1988, l’appellation devient Travailleurs et travailleuses unis de
l’alimentation et du commerce). Le
premier congrès international réunissant les deux grands syndicats
s’est tenu à Montréal en 1983. La
fusion était rendue nécessaire pour les travailleuses et les
travailleurs afin de vivre une solidarité entre groupes différents
d’activités et pour avoir un interlocuteur commun.
Dans le cas de cette fusion, l’expression «l’UNION FAIT LA
FORCE» prend toute sa signification, D’ailleurs, l’histoire de notre syndicat est marquée de
fusions entre divers secteurs d’activités. C’est pourquoi l’appellation du local 501 de l’Union des employés de commerce devient donc Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce, local 501. En 2001, soucieux de la qualité du français, le comité exécutif décide de changer local 501, un anglicisme pour section locale 501.
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